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Zéro déchet : comment Roubaix est devenue une ville exemplaire

Un article Challenges.

Des enfants de Roubaix convertis au "zéro déchet"

Les écoles et crèches de la ville sont associées à la démarche de réduction des déchets.

L’ancienne capitale de l’industrie textile mène depuis 2015 une politique ambitieuse en matière de réduction des déchets. Une initiative qui s’étend désormais dans la métropole lilloise et sert d’exemple partout en France.

Par Laure-Emmanuelle HUSSON le 23.05.2019 à 07h30

Réduire de 50 % ses déchets ménagers : tel est le défi que 100 familles de Roubaix relèvent désormais chaque année depuis 2015. La ville du Nord, ancienne capitale de l’industrie textile, a été l’une des premières en France à se lancer dans le mouvement « zéro déchet », suivant l’exemple de San Francisco et Capannori, en Toscane. Au départ, il s’agissait avant tout de lutter contre les dépôts d’ordures sauvages qui exaspèrent (toujours) ses 96.000 habitants. Cette idée fut d’ailleurs à l’origine portée par une liste citoyenne lors des élections municipales de 2014. La nouvelle majorité de droite l’a ensuite intégrée à son programme. « La propreté était un enjeu, se souvient Alexandre Garcin, l’homme à l’origine du projet, devenu adjoint au maire délégué au développement durable. Le zéro déchet permettait d’aborder autrement le problème alors que la commune n’a pas la compétence de la gestion des déchets, dévolue à la MEL [Métropole européenne de Lille, NDLR] et avait fait ses preuves en Italie. Il fallait essayer. »

Pour tendre vers le « zéro déchet », la Ville élabore une stratégie originale en proposant à une centaine de familles volontaires de diminuer de moitié leurs déchets ménagers. Au départ, celles-ci pouvaient espérer en échange une réduction équivalente de leur taxe d’enlèvement des ordures ménagères. « Une carotte », selon les mots d’Alexandre Garcin, qui fut abandonnée il y a deux ans mais qui a permis d’intéresser un large public dès le démarrage de l’opération, et pas seulement les « bobos ». Car à Roubaix, près d’un habitant sur deux est considéré comme pauvre par l’Insee, avec un revenu médian annuel de 13.000 euros.

Accompagnement vers le « zéro déchet »

Engagés dans ce “Défi familles”, les foyers volontaires bénéficient tout au long de l’année d’un accompagnement spécifique. Une vingtaine d’ateliers animés par des bénévoles ont ainsi été créés où l’on y apprend par exemple à fabriquer un sac à pain, utiliser des couches lavables, gérer un composteur ou encore faire ses produits d’entretien. « Il s’agit de l’atelier qui a le plus de succès, explique Alexandre Garcin, car il est assez simple et permet d’économiser pas mal d’argent. »

C’est comme ça qu’Andrée, retraitée de 61 ans, a d’ailleurs commencé. Cette ancienne couturière et femme de ménage est passée experte depuis sa participation à la première saison du « Défi Familles ». Dans son appartement du centre-ville, elle nous montre fièrement ses placards et son frigo, où elle a soigneusement rangé ses bocaux en verre. Car depuis qu’elle s’est convertie au “zéro déchet”, Andrée a profondément changé ses habitudes. Terminé les courses chez Aldi ou Lidl : Andrée se rend dorénavant chez « Un grain dans le bocal », l’épicerie 100 % vrac, ouverte à Roubaix voici dix-huit mois.

Génial !

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