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La présomption de culpabilité sur les réseaux sociaux

Facebook : Tous coupables par défaut.

Il se vante de tromper sa femme et se retrouve sur FacebppkVous avez peut-être déjà lu voire relayé cette info, voire carrément même « liké » sur vos réseaux sociaux : cet homme qui s’est retrouvé cloué au pilori à cause de sa propre excentricité (LCI) :

Excédée, une Américaine a posté sur les réseaux sociaux la photo d’un Américain qui s’amusait à raconter ses aventures extraconjugales dans un train en partance de Philadelphie.

Cet Américain aurait dû réfléchir à deux fois avant de se vanter de ses relations extra-conjugales auprès de ses amis alors qu’ils voyageaient dans un train. Placée en face de lui, une jeune femme n’a pas supporté la scène et s’est emparé de son téléphone portable pour le prendre en photo. Quelques minutes plus tard, la passagère énervée poste ce message sur Facebook, accompagné de la photo du Don Juan un peu trop bavard :

« Si c’est votre mari, sachez que j’ai supporté durant un trajet en train de 2 heures depuis Philadelphie, ce loser et ses amis qui se vantaient de leurs histoires extraconjugales, en racontant que leurs épouses étaient trop stupides pour ne pas s’en rendre compte. S’il-vous-plait, partagez ce message… » Et les internautes ne se sont pas fait prier. Au moment où la photo a été publiée, le post a été partagé plus de 86.000 fois selon le Huff Post qui a repéré ce message viral. Et les commentaires qui accompagnent la photo sont sans appel. « Partagez, partagez, partagez, s’enflamme un utilisateur Facebook. Je veux voir ce gars se faire pourrir par sa femme ». Plus loin, une autre internaute ajoute : « Les gens sont stupides de nos jours. Ils ne se rendent pas compte que tout le monde peut prendre des photos n’importe où et n’importe quand? »

Si les réseaux sociaux peuvent parfois donner lieu à de beaux élans de solidarité, ils peuvent également être des lieux de dénonciation et d’humiliation. En France, dans un quartier bordelais, des riverains faisaient la chasse aux dealers qui traînaient près de chez eux. Les habitants excédés étaient invités à prendre en photo les trafiquants de drogue pour les poster via Facebook.

C’est donc bien une double honte que raconte cette histoire. Une honte pour cet homme de se vanter de la sorte dans un lieu public où il peut être enregistré à son insu, voire entendu par une personne qui connait directement ou indirectement sa femme… mais également une honte pour tous ces gens qui se sont mis à le clouer au pilori sans juger s’il disait vrai, ou s’il affabulait exprès pour se faire remarquer, certes au mépris du respect de sa femme.

Et voilà donc la nouvelle utilisation de Facebook : le lynchage public, la sentence sans jugement. Des juges qui se mettent à la hauteur du prévenu. Une bien piètre image de cet « outil » où se cotoie le pire à la même hauteur que son meilleur. Encore une fois.

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