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Carambar : c’était une blague !

De mauvais goût.

La mauvaise blagueEt donc, la fin des histoires rigolotes dans les petites barres jaunes n’était qu’une grosse plaisanterie, soi-disant parfaitement orchestrée, allant même jusqu’à envoyer des faux dossiers de presse à l’AFP.

Alors, bonne ou mauvaise idée ?

Certes, la société a fait un énorme ramdam sur Internet et sur l’ensemble des médias. On parla même de cette affaire dans les journaux de 20h des grandes chaînes nationales. Et Dieu sait à quel point cette opération de communication a été lucrative lorsque l’on sait combien peut coûter une publicité à une heure de grande écoute.

Mais il n’est pas sûr que la firme en sorte réellement gagnante en touchant là à une corde sensible relative à beaucoup de souvenirs et de tendresse de la part de ses admirateurs.

Personnellement, je n’ai pas apprécié. C’est un peu se moquer du monde et abuser des bons sentiments que des gens peuvent avoir envers soi.

Par ailleurs, à plaisanter avec des fausses alertes, je me demande comment sera reçue l’éventuelle annonce de la fermeture de l’usine de Marcq-en-Baroeul lorsque cela arrivera et que l’on se souviendra de cette mauvaise plaisanterie. Ah Ah Ah, encore une de leurs mauvaises blagues !

Alors, certes, nous sommes bientôt au 1e Avril, le jour consacré aux plaisanteries… Mais le 1e Avril ! Pas 2 semaines avant ! Le meilleur des poissons ? Non, le pire, surtout quand il n’arrive pas à point nommé. Et qui sont ces gens qui se permettent de décréter que les poissons d’Avril peuvent se faire quand bon leur semble ?

De fait, j’aimerais rappeler la fable d’Esope à ces conseillers en communication qui ont piétiné les sentiments chaleureux à l’égard d’une marque pleine de symbôles et de souvenirs : Le garçon qui criait au loup :

Il était une fois un jeune berger qui gardait tous les moutons des habitants de son village. Certains jours, la vie sur la colline était agréable et le temps passait vite. Mais parfois, le jeune homme s’ennuyait.

Un jour qu’il s’ennuyait particulièrement, il grimpa sur la colline qui dominait le village et il hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

A ces mots, les villageois bondirent hors de leurs maisons et grimpèrent sur la colline pour chasser le loup. Mais ils ne trouvèrent que le jeune garçon qui riait comme un fou de son bon tour. Ils rentrèrent chez eux très en colère, tandis que le berger retournait à ses moutons en riant toujours.

Environ une semaine plus tard, le jeune homme qui s’ennuyait de nouveau grimpa sur la colline et se remit à crier : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

Une nouvelle fois, les villageois se précipitèrent pour le secourir. Mais point de loup, et rien que le berger qui se moquait d’eux. Furieux de s’être fait avoir une deuxième fois, ils redescendirent au village.

Le berger prit ainsi l’habitude de leur jouer régulièrement son tour… Et chaque fois, les villageois bondissaient sur la colline pour trouver un berger qui riait comme un fou !

Enfin, un soir d’hiver, alors que le berger rassemblait son troupeau pour le ramener à la bergerie, un vrai loup approcha des moutons…

Le berger eut grand peur. Ce loup semblait énorme, et lui n’avait que son bâton pour se défendre… Il se précipita sur la colline et hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

Mais pas un villageois ne bougea… « Encore une vieille farce ! dirent-ils tous. S’il y a un vrai loup, eh bien ! Qu’il mange ce menteur de berger ! »

Et c’est exactement ce que fit le loup !

J’inviterais également les monteurs de cette blague à (re)visionner ce magnifique film de 1949, The Window/Une incroyable histoire, qui raconte l’histoire d’un petit gamin affabulateur, qui passe son temps à s’inventer une vie enjolivée par des mensonges, se retrouve témoin d’un meurtre et pourchassé alors qu’il essaie de dénoncer ce meurtre qui ne peut exister puisqu’il passe sa vie à mentir… A force de crier au loup

Messieurs les communicants, je ne peux vous souhaiter qu’une seule chose : la même longévité que la marque dont vous vous êtes moqués à jouer avec les sentiments de ses admirateurs !

Comment ? J’ai le livre des « meilleurs blagues Carambar » ? Je ne suis pas objectif ? Oui, et alors ? Ca m’aura au moins permis de rappeler un peu de base de culture… :p

Curtinéris pas content ! 

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  1. 18/04/2013 à 14:00

    En effet d’assez mauvais goût la farce. J’avais entendu cela à la radio et en arrivant au bureau, j’ai ouvert mon tiroir pour relire mes petites blagues, en me disant c’est pas possible, ils sont fous « ces romains »…;)

    • 19/04/2013 à 00:03

      Eh oui… Et dire que, j’ai LE LIVRE des blagues Carambar offert par d’anciens collègues, en hommage à mon style d’humour…
      Une preuve ? Celle qui me fait avoir un fou-rire à chaque fois :
      C’est un fou qui demande à un autre :
      – Donne-moi un nombre entre 1 et 10
      – Vendredi.
      – Mais non, n’importe quoi : Vendredi, c’est aux Etats-Unis.


      Rien qu’à la retaper, j’ai encore rigolé ! 😀

  1. 07/04/2013 à 23:42
  2. 04/10/2016 à 10:59

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