Scier notre propre branche

C’est ce que nous faisons.

Acheter français

  • Télé et/ou téléphone Samsung,
  • voiture Kia, Hyundaï, Nissan voire Dacia
  • Chaussettes à 1€, pantalon à 6…

Faisons-nous encore travailler notre propre pays ?

L’on s’étonne des délocalisations, des licenciements, des entreprises qui ferment… Mais faisons-nous ce qu’il faut pour empêcher ça ?

Arnaud Montebourg (la photo) pose pour le Parisien vêtu d’une marinière Armor Lux, montre Michel Herbelin au poignet et tenant dans ses mains un blender Moulinex.

Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, appelle à créer des rayons « made in France » dans les supermarchés et demande des restrictions aux importations de smartphones pour développer leur production en France, dans une interview au Parisien Magazine publiée vendredi.

« Je m’apprête à écrire aux enseignes de la grande distribution pour les encourager, comme elles l’ont fait pour le bio, à créer des rayons ‘made in France' », explique le ministre, qui regrette que l’Union européenne interdise le marquage de l’origine géographique des produits.

« ENTREPRISES ESCLAVAGISTES »

« Beaucoup d’Etats membres cherchent à revenir là-dessus. La France soutient ce mouvement », ajoute le ministre qui pour défendre le « made in France » pose à la « une » du magazine en marinière Armor-Lux, portant au poignet une montre Michel Herbelin et tenant dans ses mains un blender Moulinex.

Dans l’interview, le ministre a également souhaité que la France et Bruxelles « restreignent les importations pour obliger les fabricants de smartphones à implanter des usines ici (en France) ». Il rappelle que des associations dénoncent dans ce secteur « le ‘made in China’ et leurs entreprises esclavagistes », en allusion notamment au taïwanais Foxconn, sous-traitant d’Apple, Nokia et Sony, qui a reconnu cette semaine avoir employé dans une usine chinoise des jeunes de 14 ans.

Eh oui, vous avez bien lu : des jeunes de 14 ans. Ce que l’on n’accepte chez nous, on le laisse faire par les autres, du moment que cela nous permet de ne pas payer cher. Enfin… pas cher… Un téléphone à 700€… Je ne sais pas… Est-ce que l’on autoriserait nos enfants à travailler à 14 ans ? Est-ce que l’on s’autoriserait à partir loin de sa famille pour vivre et dormir à l’usine, munie de dortoirs et de salle de repas pour compenser le fait que nous ne puissions rentrer qu’à Noël ?

Non… Mais c’est ce que nous nous apprêtons à faire.

Une de mes connaissances travaille chez Renault… Ces 2 voitures sont des… Toyota et… Suzuki ! On croit rêver ! Avant, les gens de chez Renault faisaient travailler leur boîte en prenant un véhicule de la société qu’ils revendaient au même prix qu’ils l’avaient achetée un an après… Ainsi, ils roulaient dans une voiture « gratuite », qui plus est en faisant travailler leur compagnie.

Coût main-d'oeuvre EuropeUn jour, peut-être, ces personnes qui ne font plus travailler leur société se retrouveront peut-être (sans doute ?) devant un plan social les obligeant soit à se délocaliser eux-mêmes en Europe de l’Est pour un salaire de 750€, ou d’accepter un licenciement… Peut-être donc, en l’ayant eux-mêmes provoqué.

Quand, déjà, on voit les différences de coût de main-d’oeuvre ne serait-ce qu’au sein le l’Union européenne, on comprend que notre temps de main-d’oeuvre est compté ici en France… Peut-être vous qui lisez ces lignes vous dites-vous que votre métier n’est pas menacé et qu’il n’est pas susceptible d’être délocalisé… Qui peut le dire aujourd’hui ?

Mais faîsons-nous nous-même l’effort d’y contribuer ?

Avant, on ne se laissait pas forcément le choix. On roulait dans une Renalt/Peugeot/Citroen, on faisait la cuisine avec du Moulinex ou du Seb, on regardait la télé Brandt/Philips/Grundig

Quand on s’habillait,on portait du New Man, on avait des chaussettes Phlidar, voire Burlington (les fameuses !), on mettait du Damart quand on avait froid, peut-être même des fois du Lacoste quand on avait chaud. Toutes ces fringues coutaient cher… mais on reprisait nos chaussettes quand elles était trouées, on rapiéçait nos vestes quand elles étaient usées… On allait chez le cordonnier pour ressemeler les chaussures. On mettait même des fers pour éviter qu’elles s’usent. Mieux : des fois, les fringues se passaient de génération en génération et l’on se retrouvait à mettre les affaires du grand frère ou de la grande soeur… On composait avec ce que l’on achetait… pour les garder le plus longtemps possible… vu le prix qu’on les payait !

Aujourd’hui, tout cela est fini. On achète du jetable, on ne réutilse plus. On achète des chaussettes asiatiques à 3€ les 10 paires… Et on les jette une fois usées… Sans les réutiliser… Le Monde du jetable et de l’importé. La France sous dépendance. Et si nous finissions un jour par être… la Chine de la Chine ?

Peut-être serait-il temps de se réveiller ? De prendre conscience que nos emplois de demain, voire même d’aujourd’hui, sont notre consommation d’aujourd’hui.

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