Aïe !

i s’en est allé.

Ultime « i » de Steve Jobs. Le « Ailleurs ».

Encore il y a quelques jours sous les feux de l’actualité, entre son passage de relai (04/09/2011), ou hier, l’annonce non de l’iPhone 5 mais de sa version 4S, la nouvelle est tombée ce matin :

Steve Jobs est mort !

Steve Jobs, légendaire patron d’Apple, est décédé à 56 ans
Par Poornima Gupta et Edwin Chan | Reuters

SAN FRANCISCO (Reuters) – Steve Jobs, cofondateur et patron emblématique d’Apple, est décédé mercredi à l’âge de 56 ans au terme d’une longue bataille contre le cancer.

Critiqué ou adulé, vile copieur ou génie de l’innovation, il aura de toute façon marqué de son style le monde des technologies.

En ce qui me concerne, je dois l’avouer, la nouvelle m’a mouillé les yeux.

D’abord parce que Steve Jobs et Apple font partie de l’histoire informatique avec laquelle j’ai grandi. Pourtant plutôt PC que Mac, plutôt Atari qu’Amiga, plutôt TI99 que Commodore, l’Apple II fait partie des premiers ordinateurs sur lequel j’ai pianoté il y a de ça maintenant 30 ans, restant le midi dans un bureau de l’école où l’un des administratifs me laissait l’accès à son ordinateur de bureau pour que je tape mes petits programmes…

Mais, outre le personnage charismatique qu’il pouvait être dans le monde de l’informatique, il représente aussi le symbôle des personnes qui décèdent « jeunes », du moins largement « avant terme » (56 ans), d’une maladie.

On pourra retenir cette phrase du séisme qu’a provoqué l’iPhone lors de son lancement, amené à modifier complétement le monde de la téléphonie mobile :

« Aujourd’hui nous lançons 3 produits révolutionnaires :

  • Le premier est un iPod avec un écran géant et une interface tactile.
  • Le deuxième produit est un téléphone mobile révolutionnaire.
  • Le troisième produit est un appareil totalement nouveau pour se connecter à Internet »

Illustrant le génie de la mise en scène et le réumé en forme d’un « pitch » de film, ou d’un pseudo-tweet.

Mais surtout celle que, à mon avis (et celui de bien d’autres en fait), il est bon de retenir, c’est celle-ci, très connue depuis, qu’il avait lui-même reprise :

Stay Hungry, Stay foolish – Soyez insatiables, Soyez fous.

Personnellement, j’aime aussi celle-ci :

Si vous vivez chaque jour comme si c’était le dernier, il se peut qu’un jour, vous ayez raison.

Pour se souvenir, son discours de Stanford. Sa leçon de vie commence à la neuvième minute si vous voulez abréger :

Son discours en VF dans le texte :

« C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université. Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière.

C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste trois expériences.

« Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université »

La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement.

Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?

Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. »

Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.

Dix-sept ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de six mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.

Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal. Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné.

Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.

On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.

« Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire »

Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [N.D.L.R. Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.

C’est alors que je fus viré.

Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ?

C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.

Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.

Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.

Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.

Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.

« Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie »

Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la gla-ce le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement.

Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.

Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les dix prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux.

J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien.

Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir.

Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité.

Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.

Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog , l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique.

C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, trente-cinq ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.

Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog . Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure.

Dessous, on lisait : « Soyez insatiables. Soyez fous. »

C’était leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.

Soyez insatiables. Soyez fous.

Merci à tous.»

Retour sur une partie de cette Histoire :

1976

C’est le départ de la grande aventure. La société Apple est fondée par Steve Jobs, Steve Wozniak et Ron Wayne. Durant les premières années, tout ou presque tournera autour du matériel. Car les trois compères ont pour objectif de proposer des ordinateurs qui ne nécessiteraient pas des brouettes de billets de banque pour ses les procurer. On remarquera ainsi notamment la sortie de l’Apple 1 à 666,66 dollars, première démonstration de cette volonté.

1983

C’est la sortie du Lisa, une étape marquante dans la conception des ordinateurs personnels. Le Lisa n’était pas accessible à toutes les bourses avec un tarif de pratiquement 10 000 dollars. Doté du légendaire processeur 68000 de Motorola cadencé à 5 MHz, d’une mémoire vive de 1 Mo et d’un véritable disque dur de 5 Mo, il était à l’époque constitué de composants haut de gamme.

Le Lisa va surtout marquer l’histoire de l’informatique pour d’autres raisons que son équipement. Il s’agit du premier ordinateur personnel à être équipé d’une souris et à disposer d’une interface graphique. Son système d’exploitation est également multitâche. Malgré des caractéristiques alléchantes, le Lisa sera un échec commercial mais pavera la route pour le premier Macintosh qui sortira à peine un an plus tard.

1985

Il s’agit d’une année charnière pour Steve Jobs. Il est licencié par la propre entreprise qu’il avait créée. À ce moment de l’histoire, le PDG n’est autre que John Sculley, celui-là même que Jobs avait débauché de Pepsi Cola pour diriger Apple en 1983.

À cette époque cependant, Steve Jobs est déjà millionnaire car l’introduction en bourse en 1980 s’est bien déroulée. Il rebondit donc rapidement et investit dans une jeune société baptisée NeXT. Cette dernière va vite devenir un immense laboratoire d’expérimentation dans lequel vont être créés des ordinateurs disposant d’un design particulier, de composants puissants mais surtout un système d’exploitation qui sera plus tard largement repris pour créer Mac OS X.

1986

Autre année importante pour Jobs, autre investissement. Il décide d’investir cinq millions de dollars dans le rachat du Graphics Group qui n’est à cette époque qu’un service de la division informatique de Lucasfilm. L’histoire veut que Georges Lucas ait accepté cette revente à cause des caisses vides de sa société, suite à la baisse des revenus de la licence Star Wars (le Retour du Jedi était sorti), l’échec du film Howard le Canard et son propre divorce. Cinq autres millions de dollars seront investis pour la création du capital et de la structure de l’entreprise.

Le Graphic Groups était à l’origine une société vendant du matériel informatique. La baisse importante de cette activité force Steve Jobs et son acquisition à reconsidérer le moteur de l’entreprise, cette dernière se focalisant alors sur l’animation qui n’était jusque-là qu’un service secondaire. La société change alors de nom et reprend celui de son produit principal, Pixar Image Computer, pour devenir l’actuel Pixar Animation Studios, aujourd’hui partie intégrante de Disney (rachat en 2006).

1997

Il s’agit de l’année du retour quasi-triomphal de Steve Jobs chez Apple. La société est à cette époque mal en point. Les produits ne se vendent plus aussi bien et elle est même obligée, fin 1996, de signer un partenariat avec Microsoft qui va lui permettre d’engranger 150 millions de dollars. Cette même année, Apple rachète NeXT pour 400 millions de dollars, et la transformation de la société commence.

Steve Jobs est dans un premier temps conseiller auprès du PDG Gil Amelio. Il finit par devenir PDG intérimaire à la faveur d’un changement profond dans le conseil d’administration. À ce moment, Jobs a les mains libres pour préparer les produits qui vont faire d’Apple ce qu’elle est aujourd’hui.

1998

C’est l’année du tout premier iMac. Il s’agit d’un ordinateur résolument tourné vers le grand public. Entièrement monocoque, le premier iMac est bâti autour d’un écran à tube cathodique. En plastique, il est également tout en arrondis et consacre l’image de l’ordinateur prêt à l’emploi.

Il s’agit d’un grand succès pour Apple puisque l’iMac va s’écouler à plusieurs millions d’exemplaires sur les deux premières années de sa commercialisation. C’est aussi l’occasion pour un designer particulier de s’illustrer, Jonathan Ive, et pour Apple d’intégrer pleinement le design à toutes les étapes de la conception produit.

2001

Steve Jobs est le PDG d’Apple depuis un an quand la firme va lancer deux produits à très grande portée. Au mois de mai, la toute première version grand public de Mac OS X, estampillée 10.0 et nommée Cheetah, est lancée. En dépit de la réputation actuelle du système, il faut savoir que cette première mouture ne fut jamais réellement utilisée. Bien trop lente dans son fonctionnement, il va lui fallut deux mises à jour majeures, Puma (sortie six mois plus tard) et Jaguar (en août 2002) pour devenir réellement utilisable.

La même année, alors justement que sort Puma et les premières grandes optimisations pour Mac OS X, Apple lance l’iPod. Nul besoin de refaire le match puisqu’il s’agira d’un immense succès balayant en quelques années toute la concurrence et ayant participé à faire d’Apple le numéro 1 aujourd’hui de la musique dématérialisée.

2004

Le monde prend conscience que l’aura d’Apple est fortement liée à cette de son PDG charismatique. Cette année-là, Steve Jobs subit une opération chirurgicale destinée à lui enlever une tumeur au pancréas. Il disparaît alors de la scène pendant un temps, remplacé tantôt par le directeur des ventes et opérations Tim Cook, tantôt par le vice-président Philip Schiller.

Lorsque Jobs réapparaît en 2006, il est déjà nettement amaigri, et il n’assurera pas seul la keynote donnée à la WWDC.

2007

Autre année phare pour Apple, avec le lancement d’un produit qui va chambouler l’industrie de la téléphonie mobile : l’iPhone. Dès sa première présentation, le public est conquis. Que l’on apprécie ou pas ce smartphone tactile multitouch, il est difficile de nier qu’il va transformer la concurrence qui va devoir s’adapter.

L’iPhone consacre également un changement radical dans le milieu : la suprématie du système d’exploitation sur le matériel. En dehors d’Apple, qui a la maîtrise souveraine du couple matériel/logiciel, on trouve chez les concurrents d’autres systèmes, comme Android et Windows Phone 7, pour lesquels les téléphones deviennent davantage des manières d’utiliser le système que des objets réellement uniques.

2010

Dernière bousculade en date de l’industrie : l’iPad. Lancé l’année dernière, il a aligné trois millions d’unités vendues durant les seuls 80 premiers jour de commercialisation.

L’iPad remet en cause tout le secteur des tablettes, forçant encore une fois les concurrents à réagir, quitte d’ailleurs parfois à être dépassé par d’autres modèles, notamment chez Samsung. Les utilisateurs s’interrogent alors sur le rôle d’une tablette et surtout sur celui des ordinateurs. Depuis, des débats ont lieu pour définir ce que sera l’informatique de demain, et sous quelle forme.

😦

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