La forme !

Recette.

Il y a quelques billets, je disais qu’après des périodes de baisse de forme, celle-ci revenait inévitablement (15/05/2011). Vous allez peut-être dire qu’il m’en faut peu, mais voici l’explication :

Je ne sais plus comment tout cela a commencé.

Je crois qu’à la base, je cherchais un nouveau livre pour mes voyages en transport en commun. Le reste est un enchainement de coincidences. Partons de ce principe.

A la base, donc, je cherchais un nouveau livre. Etant chez mes parents, je fouillais dans d’anciens livres que je n’aurais pas lus. Je tombai alors par une proposition du hasard, sur le livre « Total Recall », issu directement du film de 1991 avec Arnold Schwarzenegger.

Début de la coïncidence, ce film va faire l’objet d’un remake avec Colin Farell.

L'agence

Non, je crois qu’à la toute base, il faut revenir à un article que j’avais lu dans 20 minutes, témoignage de la fille de Philip K. Dick qui expliquait que, non, son père n’était pas fou, simplement extrémement visionnaire. Cet article se voulait le lancement de la dernière adaptation cinématographique d’une nouvelle de M. Dick : “L’agence”, d’après “Rajustement (Adjustment team, septembre 1954)” :

Sommes-nous maîtres de notre destin ? Ou sommes-nous manipulés par des forces invisibles ? David Norris entrevoit l’avenir que le Sort lui réserve et se rend compte qu’il aspire à une autre vie que celle qui lui a été tracée. Pour y parvenir, il va devoir poursuivre la femme, dont il est tombé follement amoureux, à travers les rues de New York et ses réseaux souterrains…

Suite à cet article, et me souvenant également de “Minority” Report, je me fis la réflexion suivante : “Quel auteur prolifique ! Je me laisserais bien tenté par une relecture de quelques unes de ses oeuvres…”

Fin de l’acte 1 donc.

Et c’est ici que nous pouvons reprendre le début de ce billet puisqu’effectivement, quelques jours plus tard, à la recherche d’un nouveau livre à lire dans les transports en commun, je tombais par hasard sur cette ancienne édition de “Total Recall”, comme je le disais plus haut.

“Eh, mais ça aussi c’est une adaptation d’une nouvelle de Philip K. Dick !”

J’entrepris donc de rechercher de quelle nouvelle ce film était issu. Marqué dessus pour ceux qui savent lire : “We can remember it for you wholesale” (traduit en français par “Souvenirs à vendre”).

Malheureusement, dans un premier temps, en recherchant sur Internet une version libre, je ne pus trouver qu’une version en anglais…sur “The Preserving machine” :

HE AWOKE — and wanted Mars. The valleys, he thought. What would it be like to trudge among them? Great and greater yet: the dream grew as he became fully conscious, the dream and the yearning. He could almost feel the enveloping presence of the other world, which only Government agents and high officials had seen. A clerk like himself? Not likely.

« Are you getting up or not? » his wife Kirsten asked drowsily, with her usual hint of fierce crossness. « If you are, push the hot coffee button on the darn stove. »

« Okay, » Douglas Quail said, and made his way barefoot from the bedroom of their conapt to the kitchen. There, having dutifully pressed the hot coffee button, he seated himself at the kitchen table, brought out a yellow, small tin of fine Dean Swift snuff. He inhaled briskly, and the Beau Nash mixture stung his nose, burned the roof of his mouth. But still he inhaled; it woke him up and allowed his dreams, his nocturnal desires and random wishes, to condense into a semblance of rationality.

I will go, he said to himself. Before I die I’ll see Mars.

A lire ce début, ça m’a encore plus enthousiasmé !!! Mais je n’étais pas entiérement satisfait car je me doutais qu’il y allait avoir malgré tout, une ou deux notions qui allaient m’échapper.

Je me résignai donc à acheter la nouvelle en version française puisqu’impossible à trouver sur le Web…

Mais alors que beaucoup d’oeuvres de Philip K Dick se trouvent facilement (Ubik, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, Minority Report), je faisais chou-blanc sur celle-ci. Pas moyen de la trouver sous quelque édition que ce soit.

Minority ReportPuis arriva l’heure de la révélation : Chaque fois que je cherchais une édition de cette nouvelle, aussitôt je me voyais renvoyé vers le livre “Minority Report”, un livre de 400 pages (oui, oui, “Front & back” comme dirait Ross !) !

Et c’est en étudiant scrupuleusement la raison que je m’aperçus que la nouvelle qui donnait son nom au livre ne faisait elle-même que 75 pages, et qu’il y avait ensuite 9 autres nouvelles de ce prolifique auteur…dont celle que je cherchais “Souvenirs à vendre” ! Quelle joie !

C’est aussitôt que je le commandai (d’occasion, 2 €) !

3 jours après, un de ces jours où “rien ne fonctionne comme prévu, où l’on a l’impression que l’on n’est aucunement maître de ce qui nous arrive, que le destin a décidé d’être contrariant” (comme je le dis dans mon billet cité en introduction), c’est en rentrant que je découvris que mon livre était arrivé dans ma boîte aux lettres…

Comme quoi, il arrive que certaines choses se terminent bien. 😉

Publicités
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. 13/11/2011 à 23:39

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :