Un café siouplait…

Ou un ticket restaurant…

Une femme SDF rentre dans le café pour se réchauffer et pour une boisson chaude.

Aussitôt les autres clients remarquent une odeur forte émanant de cette dame. Elle s’assoit et commande un café qu’on lui apporte peu après comme pour n’importe quel(le) client(e).

Effectivement, pour être sur la table juste à côté, l’odeur est très forte. La main dans le plâtre, elle m’adresse la parole pour me demander à l’aider à retirer l’emballage entourant le petit chocolat accompagnant son café. Petite précision, la scène se passe dans un café fumeur (oui, ici, ça existe encore).

Peu après, une serveuse s’approche pour me demander si je ne vois pas d’inconvénient si l’on ouvre la porte (nous sommes près de l’entrée). Pour réflêchir à ma réponse (préfèrè-je le froid ou l’odeur), je lui demande si c’est pour moi ou pour elle qu’il faut ouvrir la porte. Elle me répond maladroitement « Pour tout le monde ». Un peu choqué par cette question malgré tout, je lui réponds « si vous voulez ».

Une fois la porte ouverte, le froid ne m’aidant pas à accepter ma réponse, je regrette d’avoir laissé faire ça. Je pense que les fumeurs ne se posent pas ce genre de questions quand le vomi de leurs cigarettes empeste mes vêtements. Pourquoi ne demanderais-je pas, la prochaine fois, d’ouvrir la porte car l’odeur de la cigarette m’incomode ? Mais je suis dans un café fumeur que j’ai choisi, donc je dois assumer.

Par ailleurs, cette dame qui vient prendre une boisson chaude vient aussi pour se réchauffer. Ce n’est pas la peine d’ouvrir la porte et lui apporter du froid qu’elle fuit et ne connaît que trop bien à chaque heure du jour, et encore plus de la nuit ! Bref, je commence à trouver cette situation extrémement inconfortable, insupportable, et intolérable !

Ah, enfin, ma soupe arrive ! Je vais pouvoir me réchauffer un peu…

Mais aussitôt, quelque chose me choque à nouveau : cette soupe devrait-elle être réellement pour moi ? A l’évidence de la réponse, je m’exécute et… tends ma soupe à cette dame qui doit en avoir mille fois plus besoin de moi. Elle me remercie et fait l’effort de le bredouiller en anglais, afin que je comprenne ce qu’elle me dit.

Voyant celà, la serveuse s’approche doucement de moi et me glisse « Excusez-moi, mais… Etes-vous bien sûr de ce que vous faites ? »

Je tente de calmer le scandale qui nait en moi, fulmine, mais n’exprime ma colère intérieure qu’en la regardant droit dans les yeux en lui disant fermement « Et vous, êtes-vous sûr de ce que vous faîtes ? »… Incroyable !

Je préfère finir sur cette partie de l’anecdote, et épiloguer sur ma demande de plutôt penser à me ramener une autre soupe…

Je regretterai simplement que ce qui était devenu mon café coup de coeur ait pû m’offrir ce triste spectacle d’intolérance.

She calls out to the man on the street
« Sir, can you help me?
It’s cold and I’ve nowhere to sleep,
Is there somewhere you can tell me? »

He walks on, doesn’t look back
He pretends he can’t hear her
Starts to whistle as he crosses the street
Seems embarrassed to be there…

Oh think twice, it’s another day for
You and me in paradise
Oh think twice, it’s just another day for you,
You and me in paradise

Think about it…

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