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Archive for janvier 2009

La phrase du jour

Catégories :Humeur

Ce que je lis en ce moment

Enfin… Ce que je viens de terminer… Clin d'oeil
 
410 pages. Le livre qui a donné le film, histoire de repasser une par une les incohérences du long métrage.
 
Le 4e ?
Un cadavre, horriblement mutilé, suspendu entre ciel et terre dans les montagnes de la région grenobloise. Une tombe, celle d’un petit garçon, mystérieusement « visitée » pendant la nuit, cependant que les dossiers le concernant disparaissaient de son école. Deux énigmes, que vont s’attacher à résoudre deux flics hors normes : Pierre Niémans, policier génial, dont les méthodes peu orthodoxes ont compromis la carrière. Et Karim Abdouf, l’ancien délinquant devenu flic, dont la couleur de peau et les dreadlocks suscitent plutôt la défiance dans le trou de province où on l’a nommé… Les deux affaires vont se rejoindre, et les deux hommes se reconnaître. Ensemble, ils vont remonter vers le terrifiant secret des rivières pourpres. Un secret qui ne nous sera livré qu’aux dernières pages de ce thriller exceptionnel, dû à l’auteur du Vol des cigognes et récemment porté à l’écran par Mathieu Kassovitz.
 Quoi ? Que dit Amazon.fr ?

Attention, ce roman est un piège : si vous commencez la première page, vous ne pourrez pas fermer le livre avant le point final.

J’acquiesse. Fini en même pas 1 semaine. Dévoré. 9 ans que j’avais le livre, 9 ans que je devais le lire. Enfin !
De plus, quel plaisir de revoir en filigrane des flashs du film (malgré son côté un peu baclé sur la fin…), Jean Reno, Vincent Cassel, et surtout… Nadia Farès ! wub.gif
 
A noter que le film semble suivre la trame de fin de la première édition, dont on dit qu’elle a été remaniée pour donner cette nouvelle version parce que quelque peu jugée comme incohérente par une majorité de lecteurs.
 
Allez, comme d’hab… Au suivant… Que j’ai déjà commencé… Clin d'oeil
Catégories :Livres

Tranche de vie

22/01/2009 2 commentaires
Vous est arrivé.
 
Vous descendez. Il est tard. Il n’y a pratiquement personne.
 
Vous montez l’escalier pour rejoindre la sortie. Devant vous, 2 hommes faisant de même semblent gravir les marches avec difficulté. Non, plutôt de façon chancelante, chacun une bouteille en plastique débouchée à la main. Jogging blanc pour l’un, bleu ciel pour l’autre.
 
Cela vous intrigue. D’abord marchant d’un pas sûr et décidé qui les rattrapait, vous ralentissez. Les dépasser ? Impossible sans les bousculer. Chacun se hissant à l’aide de cette ligne de vie ancrée dans le mur le long de l’escalier, ils bloquent le passage. Pas grave. Il est tard, mais rien ne presse finalement. Pas la peine de risquer quoi que ce soit, ou de voir éclaboussé votre pardessus par leur potion magique, flacon ouvert… Vous restez à légère distance, 2 marches derrière, le pas ralenti et adapté au leur, paré à toute éventualité.
 
Puis, celui de gauche trébuche. Il vient de rater une marche. Tout en lachant un juron bredouillé approximativement, il tente de rapidement se rattraper à la rampe pour reprendre au mieux son escalade. Un petit regard en arrière en même temps pour voir s’il n’a gêné personne, si quelqu’un n’a pas vu son acrobatie, ou simplement peut-être savoir s’il n’a pas été ridicule…
Il vous a vu.
 
Une autre personne marche devant eux, à quelques mètres. Il a déjà fini de grimper le premier escalier depuis quelques secondes et s’avance déjà dans la grande salle pour rejoindre le second. Il est grand, son manteau long crème en rajoute sur sa taille, le crâne presque rasé. Il est… noir.
 
Les 2 hommes l’ont reperé. Le cascadeur invite son coéquipier : "R’garde, un négro ! On va casser du négro ?" Notre prédécesseur est suffisament loin pour ne pas entendre. Fatigué ? Eméché ? Peu fier ? Notre acrobate ne l’a pas hurlé. Mais, à peine n’a-t-il reçu de son comparse qu’un simple mouvement de tête que vous interprétez en "Hein ?" en guise de réponse, il se retourne pour vous inciter à rejoindre sa fronde : "Hein, on va casser du négro ?"
 
Les choix de réponses se bousculent. Lancer des hostilités ? Répondre ? Ne pas répondre ? Les incohérences s’entrechoquent : A quoi bon encore cette guerre de couleurs ? "Et pourquoi ce ne serait pas un "négro" qui casserait un "rebeu" ?" vient même vous effleurer. Vous en venez même à repenser, un peu amusé, au sketch de cet humoriste, Fernand Raynaud, où le barman refuse de service un "petit rouge" à un "blanc de peau" qui est "noir" d’avoir trop bu. Vous vous imaginez tenter un trait d’esprit : "Amusant un rebeu beurré qui est noir d’avoir trop bu !"
 
Mais ça ne servirait à rien. Les jeux de mots, la joute seraient inutiles et ne méneraient à rien. Se taire. Simplement, lacher un "Non" réprobateur, voire outré, de la tête, sérieux pour ne pas en rajouter et mettre fin à la discussion.
 
La première ascencion se termine. Encore cette salle à traverser pour rejoindre le second escalier. Les dépasser maintenant. Non, la première marche est déjà là. Tant pis. Prendre son mal en patience, en espérant que la situation ne dégénère pas. Mais non. Ils se partagent un casque pour écouter le rap qu’ils reprennent en coeur. Des paroles leur échappent. Rancoeur rythmée contre la société. Vous faites exprès de regarder ailleurs, partout, pour ne pas avoir à croiser leur regard qu’ils pourraient prendre comme une défiance, qu’importe qu’elle soit involontaire. Et vous attendez la fin de l’ascencion. Enfin. Adieu, chers amis. Les chemins se séparent rapidement.
 
Fin de l’épisode. Il est tard. Le pas reprend, assuré et vif. Soulagé ? Bientôt arrivé. Et vous vous prenez à vous dire : "Mais… si j’avais été une fille ?"
Catégories :Débats et opinions

Ce que je lis en ce moment

Suivant !
 
Voilà. Fini "Forteresse Digitale". A peine une semaine ! Les avis sur internet sont partagés. Moi j’ai bien aimé. Un petit creux en milieu de livre : trop cousu de fil blanc, trop américain… Mais non. L’auteur nous amène là où il voulait nous mener pour mieux nous surprendre et nous intriguer à nouveau. A vous de faire votre propre opinion.
 
Suivant donc :
Enregistrements pirates
Des textes courts. Ce sont des enregistrements pirates, des expressions, des bribes de phrases happés au passage, des scènes filmées à la dérobée dans la rue, dans des endroits publics, quais de gare, wagons de métro, places de marchés, plages. Parfois c’est simplement un bruit, un graffiti. Philippe Delerm pose sur ces éclats d’humanité un regard amusé qui débusque la saveur de l’instant. Comme dans les tableaux du peintre vénitien Longhi qui font l’objet du premier et de l’ultime texte du recueil, les révélations viennent des signes, des comportements les plus infimes, volés au quotidien.
Ca va. Ca s’annonce bien. Se lit très vite : à peine commencé, je suis déjà à un tiers du livre (154 pages).
 
Un extrait peut-être :
Les mains au fond des poches.
Elle traverse la place Saint-Sulpice, tout à fait vide en ce dimanche soir d’automne. Les jets d’eau de la fontaine n’éclaboussent plus les statues des évêques. Elle a défait la laise de son chien ; le cocker fou de joie court dans les feuilles. Elle sort son chien. Le prosaïsme de la situation a toujours quelque chose de légèrement dégradant ; on le sait bien, il s’agit moins de satisfaire ses envies à elle que ses besoins à lui… Est ce pour cela qu’elle arbore un air si détaché, d’une mélancolie absente, mains enfoncées dans les poches de son imperméable ? Elle marche lentement. C’est drôle. Aucune autre attitude quotidienne, aucune pratique du dehors ne donne aux femmes cette prestance solitaire, un rien distante. Personne n’oserait l’aborder. Elle a les yeux baissés, elle ne va nulle part. Après avoir suivi la diagonale, elle longe les arbres à présent.
C’est important, les mains au fond des poches. Pas de sac à main, de sac à dos, pas de bras d’homme où se suspendre, de mère à soutenir, d’enfant à tenir par la main. Les mains au fond des poches : quelque part entre solitude et liberté. La lenteur désenchantée de sa marche tire la silhouette vers l’idée du passé, d’une nostalgie informulée, d’une insatisfaction sans origine. Avec les talons assez hauts, l’imper comme on en voit dans les vieux films italiens en noir et blanc sur l’incommunicabilité, sa silhouette est si féminine. Elle arrondit imperceptiblement le mouvement de ses jambes pour aller plus lentement encore. Bientôt elle appellera le chien, allez, on rentre maintenant. Comme si c’était rassurant de se dire que ce temps là était organisé pour lui, ses courses folles et le reste.
Mais non. Il est temps de rentrer avant que ses pensées à elle ne prennent un cours moins vague, ne basculent vers un ailleurs à l’avance décevant. C’est cela surtout, qu’elle interrompt, les yeux perdus dans les branches, la voix faussement impérieuse. Elle n’est pas à ce qu’elle fait. Elle n’a pas non plus envie d’être à ce qu’elle ne fait pas. Le cocker obéit enfin. Elle s’accroupit. Pour traverser la rue, il faut remettre la laisse.
A peine commencé, à peine fini. Ca se lit comme des petites anecdotes… Petits clins d’oeil à la vie, empreints de fraîcheur. Agréable. Au suivant… Sourire
 
Catégories :Livres

Pensée du jour

 
Je veux de la vie... dans ma vie. Alain Vergne
 
Je veux de la vie… dans ma vie.
 
Des coups d’cœur, des folies
Et tout le reste…
 
 
Une vie de champagne, de roses, de Nutella, de Koh-Lanta, de pistolets à eau, d’accrobranche, d’escalade, de rollers, de patinoire, de WII (et des pistolets !), de maroilles, d’endives gratinées au jambon, de voyages, de films en Vo, de mer, de montagne, de désert, de grande roue, de soirées dvd, série, de télé, de couette, de siestes crapuleuses, de sudokus, de bougies, de sushis, de vin blanc sucré ou non… La suite ici
 
Relevons le défi.
 
 
 
 
 

Ce que je lis en ce moment

Suivant.
 
Je viens donc de terminer "One man show" de Nicolas Fargues, que je présentais donc dans mon précédent billet "Ce que je lis en ce moment".
 
Bof. Un roman égocentré sans grand intérêt finalement.
C’est en lisant ce genre de livre qu’on peut se dire qu’il suffit de raconter son quotidien, comme un journal intime à découvert, pour se voir octroyer le titre d’écrivain et de vendre. Pas grand chose à apprendre donc. Cela dit, on aurait pû s’en douter de par le titre et la franchise du quatrième de couverture :
«Bonjour. Je ne voudrais pas me vanter mais si la lâcheté masculine, le petit monde de la télévision française et l’Amérique du Nord vous intéressent, ce roman devrait vous plaire. Je vous le dis avec d’autant plus de simplicité que, de même que le héros ne cherche pas jouer les héros dans ce livre, je n’ai pas cherché, moi, en l’écrivant, à y faire de la littérature.»
Tout est dit. Au moins, j’étais prévenu. J’aurais dû me méfier… Sarcastique
 
Un passage qui m’a plû cela dit :
Je voulais tout posséder d’elle, sa voix, ses cheveux, ses yeux, je voulais embrasser les talons de ses bottes, je voulais ses vêtements, ses hésitations, son histoire à elle, son chez-elle, ses amis à elle, bref, son univers à elle dont je ne savais rien.
Je me disais C’est fou, qu’est ce qui chez cette fille me rend fou comme ça? À un moment donné, elle eut un rire qui me donna envie de désigner avec elle un point au hasard sur une carte du monde, puis de courir acheter des billets d’avion et de l’emmener aussitôt à l’aéroport traîner en riant dans les duty-free jusqu’à l’heure du départ de notre vol, la nuit, envie de l’emmener au bout du monde pour marcher n’importe où, envie de Paris aussi tous les deux, envie de faire des courses avec elle chez les commerçants du coin, de rentrer sous la pluie d’hiver à l’appartement, envie de lui faire la cuisine, de lui acheter des fleurs, de lui faire plein de compliments, de l’emmener au cinéma, à l’hôtel, envie de l’emmener danser et envie de lui acheter des cadeaux, des vêtements, de la lingerie sexy, plein de bibelots rosé bonbon de fille, envie d’avoir plein de bonnes idées de mec bien, envie de faire l’impossible, envie de lui écrire tous les jours des mots d’amour, envie de l’écouter, de la suivre dans les magasins, de partager toutes ses passions, envie de l’attendre sur un banc, envie de lire avec elle des livres de poche dans une maison de location durant l’été, envie de m’endormir à côté d’elle, de la regarder dormir, envie de la demander en mariage, envie de lui faire un bébé et de la rendre heureuse jusqu’à la fin de sa vie, aussi heureuse qu’elle l’avait rêvé.
Belle déclaration. Des passages comme on aimerait en entendre, en lire, en dire plus souvent. Ca sera au moins ça à noter. Pensif
 
Allez, on passe au suivant :

 
Indiqué comme son tout premier roman (1998).
Le 4e ?
Lorsque le super-ordinateur de décryptage de la NSA ne parvient pas à déchiffrer un code, l’agence appelle à la rescousse sa cryptanalyste en chef, Susan Fletcher, une belle et brillante mathématicienne. Ce que va découvrir Susan ébranle tous les échelons du pouvoir : la NSA est prise en otage – non sous la menace d’une arme ou d’une bombe, mais par un système de cryptage inviolable qui, s’il était mis sur le marché, pulvériserait tout le renseignement américain ! Prise dans un tourbillon de secrets et de faux-semblants, Susan se bat pour sortir l’agence de ce piège. Trahie de tous côtés, il ne s’agit bientôt plus seulement pour elle, de défendre son pays mais de sauver sa propre vie, ainsi que celle de l’homme qu’elle aime.
Dès la première lecture, je n’ai pas décollé avant la 42e page (sur 510). 105 pages en une seule journée !
 
Beaucoup moins engagé et beaucoup moins sujet à controverse que le Da Vinci code ! On y parle de NSA et de cryptographie. Les esprits cartésiens, mathématiques, scientifiques, ou logiques devraient extrémement apprécié à mon avis. Comme moi pour l’instant.
 
Serait-ce possible que je le finisse d’ici 2 semaines ?
Rendez-vous donc dans quelques billets pour le debriefing ! Sourire
 
 
Catégories :Livres

À vos marques ?

Prêt ? Partez !
A vos marques !
Ca y est. C’est le grand jour !
 
La foule. Des gens qui stressent, trépignent, sur les starting-block comme avant une grande course. Puis le signal est donné ! On se précipite, se bouscule.
 
Et l’inévitable, n’étonnant qu’à moitié malgré tout, même pour un premier jour : le faux départ. Problème technique : on change d’accès ! Alors on recule, et la cohue se précipite vers la nouvelle porte, celle de secours, dépannant pour l’occasion. Même rush, mêmes attentes. On se souhaite bon courage avec un sourire. Un mélange de "ça commence bien !" et de "En espérant que cette fois ce soit la bonne !"… Sourire
 
Enfin ! Le convoi peut se rassurer : cette fois c’est le bon départ ! C’est parti !
Catégories :Evénements
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