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Rentre dans le rang !

Ok… Je me résigne. Je jette l’éponge. Je rends les armes. Je crie « Famine » (« Famine-euh ! », ça c’est fait !). J’abandonne mon combat contre les moulins, mon rêve illusoire et idéaliste de ressembler à mes parents et leurs 53 ans de mariage et d’amour (20/10/2006), pour redevenir un citoyen lambda, conforme à ce que la société d’aujourd’hui veut que je sois.
Adieu, belle princesse dont je rêvais d’être fou amoureux et de mourir d’amour. Adieu enfants adorables et exemplaires, élevés dans le plus grand respect…
Donc… Ok…
La vie, c’est pas Disneyland. « Welcome to the real world »
Je vais épouser une femme, n’importe laquelle. La première qui voudra de moi. Ca sera pas difficile… Surtout après 4 ou 5 verres.
Je lui ferai 2 enfants (ou 1,8 si ça redescend) qu’on élèvera (ou pas)…  Je ferai mon loto chaque semaine, dans l’espoir d’avoir une vie meilleure, plutôt que d’essayer de tout mettre en oeuvre pour la rendre meilleure par moi-même, ou de simplement en profiter tout court. Je regarderai « Qui veut gagner des millions » dans mon canapé avec ma bière (« Regarde, Rex, elle tient en équilibre sur mon ventre ! »), en me disant « Trop facile ! ChouX-fleurS ! J’aurais trouvé moi ! ». (Et ce diner qui n’est toujours pas prêt ! C’est pourtant pas compliqué un steak-purée !) Je me mettrai au foot (à la télé bien sûr !), et je promets de ne pas rabattre la lunette des toilettes.
J’irai au travail dans ma clio, ou dans le Picasso, en pestant sur les embouteillages (C’est devenu comme sur Paris !). Qu’évidemment, il fait beau et que je dois travailler au lieu de me dire tout simplement « Tiens, il fait beau ! ». Sur mon boss qui n’est jamais content, mes heures supp qui ne sont pas payées, pour modifier en urgence une présentation Powerpoint pour le lendemain, qui ne servira pas parce que la réunion a été annulée finalement, mais je n’ai pas reçu le mémo. Ou mon collègue qui parle toujours trop fort au téléphone. Heureusement que j’ai Internet sur mon ordinateur ! Quoi ? Le proxy est en panne ? Mince, plus de café ! Vraiment la galère aujourd’hui !
Je m’identifierai de plus en plus à tous ces films sur les parents qui ne s’entendent plus et qui se séparent, et de moins en moins à Aznavour (« Bon anniversaire !« ), parce qu’ « on ne peut plus continuer comme ça ». Je divorcerai au bout de 7 ans parce que je ne l’aime pas/plus. Parce que « Tu ne me comprendras jamais de toute façon ! » (« Mars et Vénus, quelle imbécillité ! C’est vraiment pour les nanas ! »). Parce que je serai tombé amoureux d’une collègue de travail, mariée elle aussi avec des enfants, parce qu’on rigole bien au café et qu’elle, au moins, elle me trouve drôle (dans mes mails). Parce que, de toute façon, « ça ne peut pas être pire que ce que je vis en ce moment » (« Comment j’ai pû épouser une demeurée pareille ?! »). Parce qu’entre collègues, au moins, « on se comprend » ! Parce qu’on en aura marre de nos « 5 à 7 » à l’hôtel, ou des toilettes des soirées « collaborateurs », ou qu’elle aura oublié son portable chez moi, et que ma femme le découvre alors qu’il sonne de mon SMS « Koman G kifé grav ! T vréman 1 bebon ! », ou moi mon portefeuille chez elle, dans lequel j’avais l’habitude de mettre mes nouveaux préservatifs à la goyave dont elle trouve le goût « Trop fun ! ». Ah, ces jeunes… 20 ans de différence, finalement, c’est rigolo…
Mes enfants m’en voudront parce que je n’aurai pas été « LE » père, ou en voudront à leur mère ou à leur belle-mère (« De toute façon, t’as rien à me dire : T’es pas ma mère ! Et tu pourrais être ma grande-soeur ! »). Au moins, peu importe, ils seront à la page, avec des parents divorcés, comme tous leurs copains (« Quoi ? Tes parents sont pas divorcés, toi ??? Ouah, la tehon, eh, bouffon ! »).
De toute façon, s’ils ne sont pas contents, je les punis en les envoyant dans leur chambre, tout juste le droit de jouer à leur PS4 holographique ! Qu’ils me menacent encore de se pendre avec leur manette, tiens ! Y’a même plus de câble ! A défaut, ils tortureront mon avatar dans « Third Life« …
Je continuerai à me plaindre, avec mon voisin de palier, sur MSN (pratique le louchébem, en loucedé, pour pas qu' »elles » comprennent ce qu’on se dit !), de l’augmentation des piles à combustible, des impôts, qu’on tape toujours sur les mêmes, que Johnny avait bien eu raison (Tiens, CDiscount ne m’a toujours pas envoyé la version de « Jean-philippe » avec la petite statuette dans le pack HD-DVD ! Font hièch, je commanderai plus sur Internet !), qu’ « il n’y a plus de saisons », qu’il y a « trop de déliquance », que « ce n’était pas comme ça avant », que « c’est forcément de la faute de ces arabes, là », que j’en viendrai à voter Marine, « parce qu’il y en a ras-le-bol », Sarkozy, à défaut.
Ah non, ouf !!! Je viens de me réveiller !!!
Quel cauchemar horrible !!!
Oulah, je lis trop de Beigbeder ou quoi ? Zut, je me rappelle plus si j’ai pris la pilule bleue ou la rouge !

Papa, Maman, je vous aime, et mon rêve n’est pas mort… « Enfin… pour le moment ! »
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Catégories :Humeur, Humour Étiquettes :
  1. cécile
    26/02/2007 à 13:44

    t\’as pensé un jour à faire un boukin ?… moi j\’achète !

  2. Curtis
    26/02/2007 à 19:22

    Merci ! Disons que qd je vois "L\’égoïste amoureux" de Beighbeder, je me dis qu\’il y a un créneau effectivement…
    Mais sinon, tu es qui tôaaaa ?

  3. 03/06/2011 à 14:33

    J’ai mis mon complet neuf mes souliers qui me serrent
    Et je suis prêt déjà depuis pas mal de temps
    Ce soir est important car c’est l’anniversaire
    Du jour où le bonheur t’avait vêtue de blanc
    Mais je te sens nerveuse au bord de la colère
    Alors je ne dis rien, mieux vaut être prudent
    Si je disais un mot, ton fichu caractère
    M’enverrait sur les roses et l’on perdrait du temps
    Il est huit heures un quart et tu attends la robe
    Qu’on devait te livrer ce matin au plus tard
    Pour comble tes cheveux au peigne se dérobent
    Tout semble se liguer pour qu’on soit en retard
    Si tout va de ce train la soirée au théâtre
    Et l’auteur à la mode on s’en fera un deuil
    Adieu pièce d’Anouilh, d’Anouilh ou bien de Sartre
    Je ne sais plus très bien, mais j’ai deux bons fauteuils
    Bon anniversaire ! bon anniversaire !
    Ta robe est arrivée enfin tu respires
    Moi pour gagner du temps je t’aide de mon mieux
    Tout semble s’arranger mais soudain c’est le pire
    La fermeture s’arrête et coince au beau milieu
    On s’énerve tous deux, on pousse et puis l’on tire
    On se mêle les doigts, on y met tant d’ardeur
    Que dans un bruit affreux le tissu se déchire
    Et je vois tes espoirs se transformer en pleurs
    Aux environs d’onze heures enfin te voilà prête
    Mais le temps d’arriver, le théâtre est fermé
    Viens, viens on ira souper tous deux en tête à tête
    Non tu as le cœur gros non tu préfères rentrer
    Par les rues lentement nous marchons en silence
    Tu souris, je t’embrasse et tu souris encore
    La soirée est gâchée mais on a de la chance
    Puisque nous nous aimons l’amour est le plus fort
    Bon anniversaire ! bon anniversaire !
    Bon anniversaire !

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